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MessagePosté: 04 Juil 2006, 20:58
par Lily EWANS
En fait comme dit Gnagnace, Hermione n°2 (celle qui a utilisé le retourneur) lance le cailloux pour attirer l'attention de l'Hermione n°1, tout en se faisant Harry n°1 se retourne pour voir qui a lancer le caillou.
Et là il voit Dumbledore, Fudge et le bourreau ce qui permet à notre joyeuse petite bande de partir avant leur arrivée et surtout avant d'être découvert car Harry n'a pas le droit d'être hors des murs de Poudlard après la tombée de la nuit!

En fait cette scène est très bien faite car ça montre la complexité de transcrire le fait de remonter le temps et de son tournage en rond :D

Car l'Hermione et le Harry n°1 ne seront jamais que c'est eux même qui se sont lancés le caillou jusqu'à ce qu'il revienne dans l'infirmerie et que l'Hermione et le Harry n°1 et 2 ne fassent plus qu'un :wink:

MessagePosté: 05 Juil 2006, 09:53
par MANATH
ok merci Lily mais tu ne m'expliques pas, tu me racontes le film. Je continue à ne pas comprendre, dans le livre cette scène n'existe pas et je pige beaucoup mieux.

MessagePosté: 05 Juil 2006, 14:54
par Lily EWANS
Désolée Manath :oops:
Ben en fait ça ne change pas grand chose à la scène sauf que pour le film la scène du livre est moins palpitante alors qu'avec l'intervention de l'Hermione n°2 on a du suspense comme le dit Hedwige!

On voit bien aussi cet effet que le retourneur de temps donne de tourner en rond et on a ce suspense où il ne faut pas que les n°2 se fassent repérer c'est beaucoup plus télévisuel!

Donc Hermione lance un caillou sur la tête de Harry car elle voit arriver Dumbledore et compagnie mais elle voit aussi qu'elle et sa bande ne bouge pas donc pour attirer leur attention elle jette le caillou sur Harry!
D'ailleurs les 2 Harry ressentent la douleur et ça montre qu'ils ont remonté le temps!
Mais ça n'apporte rien de plus sauf du suspense :wink:

MessagePosté: 06 Juil 2006, 10:02
par MANATH
Merci Lily d'avoir pris du temps pour expliquer un truc à moi. Je comprends vite, mais parfois il faut m'expliquer longtemps. Je persiste à dire que je préfère le suspens du roman, mais bon, c'est mon opinion et je ne veus pas gâcher le plaisir de ceux qui aiment les films (je n'en rate quand même aucun !)

MessagePosté: 06 Juil 2006, 14:09
par Lily EWANS
De rien Manath, ce fut un plaisir :wink:

MessagePosté: 13 Juil 2006, 15:12
par sirius01
dans les films ron est peureux car il doit faire rire

MessagePosté: 08 Aoû 2006, 16:38
par Cloclorouen
Moi ce qui m'a surtout enervé, c'est ds HP et la chambre des secrets, lorsque Ron tremble lorsqu'il est devant Aragog, ce qui est compréhensible parce qu'il est arachnophobe: pour moi, la scene aurait du permettre de montrer que Ron est courageux de surmonter sa peur et pourtant, dans la salle, nombreux sont les spectateurs qui était pliés de rire face aux mimiques de Ron! :evil:

MessagePosté: 08 Aoû 2006, 20:09
par oddwind
peut être que ron doit faire rire mais cet air apeuré qu'il montre à chaque fois nous fait presque douter de sa maison on n'a l'impression qu'il n'est pas un gryffondor
et en plus on l'a parodié dans une emmission de télévision a travers un film qui s'apelle "harry potter and the secret chamberpot of azerbaÏjan" :lol: (bizzard le nom n'est ce pas)

http://www.youtube.com/watch?v=6Y8Hux9phPA&mode=related&search=pour les curieux voici l'emmission :wink:



Edite modo : afin d'éviter les doubles posts, n'hésite pas à utiliser la fonction éditer lorsque tu as quelque chose à rajouter au post que tu viens d'envoyer précédemment, lorsque personne n'a posté entre temps :wink: , Lily

MessagePosté: 09 Aoû 2006, 16:21
par Cloclorouen
C'est vrai que des fois on peut douter qu'il soit un gryffondor, mais le fait qu'il est accepté de suivre Harry dans la forêt en suivant les araignées malgré sa peur des araignées est pour moi la preuve d'une grande force moral, parole d'une arachnophobe... :? Deja au ciné, durant tout le temps que l'on voyait les araignées à l'écran j'étais caché derriere l'épaule de ma mère et je me sentais vraiment mal, alors suivre des araignées dans une forêt même si c'est pour aider un ami, non merci!!!!(je ferais une très mauvaise gryffondor...)

MessagePosté: 16 Juin 2009, 18:25
par Llewellyn
Les films ne sont pas les livres...
Certes, mais les metteurs en scène ne pouvaient-ils pas éviter de caricaturer Ron à ce point ?
J'attends avec impatience les films correspondant aux tomes 6 (c'est dans un mois) et surtout 7, où le trio doit faire preuve tout à la fois d'intelligence (bravo Hermione !), de détermination, de courage parfois insensé, de fidélité en amitié (etc. !)
Lorsque Ron revient dans la forêt grâce au Déluminateur qui lui permet de retrouver ses amis, il fait preuve d'un courage exceptionnel en n'écoutant pas l'Horcruxe et en lui répondant par un coup de l'épée de Gryffondor (RM, Chapitre 19 – La biche argentée).

MessagePosté: 18 Juin 2009, 14:08
par MANATH
Llewellyn a écrit:Les films ne sont pas les livres...
Certes, mais les metteurs en scène ne pouvaient-ils pas éviter de caricaturer Ron à ce point ?
J'attends avec impatience les films correspondant aux tomes 6 (c'est dans un mois) et surtout 7, où le trio doit faire preuve tout à la fois d'intelligence (bravo Hermione !), de détermination, de courage parfois insensé, de fidélité en amitié (etc. !)
Lorsque Ron revient dans la forêt grâce au Déluminateur qui lui permet de retrouver ses amis, il fait preuve d'un courage exceptionnel en n'écoutant pas l'Horcruxe et en lui répondant par un coup de l'épée de Gryffondor (RM, Chapitre 19 – La biche argentée).


J'approuve tes écrits : les films ne sont pas les livres.
Pourquoi ridiculiser les personnages ? Il y a certaines scènes qui m'énervent aussi beaucoup, Hagrid et ses fautes d'orthographe (gateau d'anniversaire Ecole des Sorciers), Rusard qui courant bêtement (La coupe de feu) dans la grande salle, puis le même Rusard qui fait partir les épreuves trop tôt.

Ces scènes ne sont pas utiles, parce que dévalorisantes
L'humour existe dans les livres, le problème est que les réalisateurs, metteurs en scène et autres n'ont pas eu assez de finesse pour le traduire dans les films, et c'est bien dommage, on aurait gagner en subtilités, mais quand on visionne l'Ordre du Phoenix, le mot subtilité n'existe pas

MessagePosté: 18 Juin 2009, 18:02
par Llewellyn
L'humour, surtout subtil, peut se goûter dans un livre. La transposition à l'image, tant film que télévision, est tout simplement difficile. L'image tue le reste .. ou presque.

Ajoutons que l'humour très britannique de Joanne peut ne pas passer facilement dans d'autres pays et d'autres cultures.

Autre motif, plus polémique... Il est assez clair que ces films coûtent cher et doivent rapporter. C'est ainsi. Or en fonction des deux critères déjà indiqués, il faut ajouter un manque de culture (je dis bien culture, non instruction --encore que...) aux États-Unis et dans d'autres pays aussi jeunes. Ce pays n'est âgé que de trois cents ans, notre culture indo-européenne environ cinq mille ans, à travers les Romains, les Grecs, les Celtes, les Germains et bien d'autres.

Ensuite on peut en effet discuter de Ron ridiculisé, pleutre, etc., ce qui n'est pas vrai dans les livres.
Pour Rusard le Cracmol, qui hait les élèves, on le plaindra moins...
(Au fait, comment et pourquoi ce Cracmol est-il devenu employé à Poudlard ??)

Pour Hagrid, c'est Joanne elle-même qui en fait un gaffeur, un piètre cuisinier, un professeur qui ne se rend pas toujours bien compte des risques qu'il fait prendre aux élèves, etc.

Et même jusqu'à Voldemort qui reconnaît dans RM, Chapitre 1 – L'ascension du Seigneur des Ténèbres, page 17 (format poche) : « Le fait que Potter soit toujours en vie est dû beaucoup plus à mes erreurs qu'à ses triomphes »...

Et Dumbledore, qui se fait griller la main (tome 6) avec la bague des Gaunt ?

Décidément, nul n'est parfait, jusque dans Harry Potter.

MessagePosté: 24 Juin 2009, 15:41
par flavio
Un point me fait réagir :
Autre motif, plus polémique... Il est assez clair que ces films coûtent cher et doivent rapporter. C'est ainsi. Or en fonction des deux critères déjà indiqués, il faut ajouter un manque de culture (je dis bien culture, non instruction --encore que...) aux États-Unis et dans d'autres pays aussi jeunes. Ce pays n'est âgé que de trois cents ans, notre culture indo-européenne environ cinq mille ans, à travers les Romains, les Grecs, les Celtes, les Germains et bien d'autres.


Ce n'est pas l'âge du pays qui fait la culture mais des choix politiques. On étudie en France les civilisations antiques dont la plupart n'ont que de vagues liens de parentés avec nous... bien moins qu'entre les "Etats-Uniens" et nous. Et par parenté, j'entends aussi bien sur le plan biologique que culturel. :)

L'Histoire (de l'Humanité) enseignée chez nous n'est pas universelle : on enseigne très peu de l'Histoire asiatique et on adopte une vision centrée sur ceux qu'on considère comme nos pères (là encore, aussi bien sur le plan biologique que spirituel). Mais elle dépasse largement l'Histoire de notre pays. Et de plus en plus. Ce qui n'est peut-être pas le cas aux Etats-Unis (dans l'enseignement général, je veux dire). Et j'ai aussi l'impression que l'enseignement général aux USA n'accorde pas une place fondamentale à cette Histoire.

Fin du HS. :) Je souscris donc à l'hypothèse que les producteurs des blockbusters américains considèrent qu'il faut parfois simplifier pour mieux vendre. Mais je voulais développer un peu. ;)

Ça m'énerve !

MessagePosté: 27 Juin 2009, 14:53
par Llewellyn
flavio a écrit:Un point me fait réagir :
Ce n'est pas l'âge du pays qui fait la culture mais des choix politiques. On étudie en France les civilisations antiques dont la plupart n'ont que de vagues liens de parentés avec nous... bien moins qu'entre les "États-Uniens" et nous. Et par parenté, j'entends aussi bien sur le plan biologique que culturel.

D'après moi, tu commets l'erreur habituelle de considérer que les habitants (Blancs surtout) des États Unis sont nos "parents", sur le plan culturel, celui qui m'importe.

C'est largement inexact, en plus de l'absence d'histoire ancienne de ce pays, argument que je maintiens.

- Il s'est constitué contre l'Europe en général, l'Angleterre plus particulièrement (en partie, on peut tout à fait être d'accord !)

- Les États-unis se sont constitués sur la base de la Bible et tout particulièrement sur la notion de contrat, comme celui qui unissait Yahvé au peuple élu. Les Pères fondateurs lisaient la Bible dans le texte, non en traduction.
Le droit américain actuel est basé sur le contrat : tout est dans le contrat, rien en dehors du contrat. Notre système juridique, basé sur le droit romain et appelé plutôt "système romano-germanique", est tout différent de ma "common law" de type anglais.
Par exemple imposé, il faut lire ce qui tient lieu de contrat entre la société Microsoft et celui qui achète un ordinateur muni de leur logiciel système. On ne peut prendre connaissance de ce contrat (E.U.L.A. ou C.L.U.F.) qu'après l'avoir accepté... implicitement, lors de la rupture du sceau. Ensuite c'est une phraséologie extraordinaire, où l'acheteur a toutes les obligations, Microsoft aucune, et le constructeur de l'ordinateur beaucoup, en tant que subrogé de Microsoft.
J'avais lu il y a longtemps un livre de sociologie :
Philippe d'Iribarne, La logique de l’honneur, Seuil 1989 (ISBN 2020207842)
http://www.cnam.fr/lipsor/dso/articles/ ... arne2.html
Je viens de parcourir rapidement ce long résumé, où je retrouve les différences fondamentales de comportements sociaux et professionnels en France, aux États-Unis et en Hollande, pour trois usines de la même grande société internationale [jamais citée : Péchiney ?]
Ces différences sont étonnantes. Encore maintenant, pour un livre lu il y a bien longtemps.

- Notre culture indo-européenne est basée sur la confiance, sur la bonne foi, comme l'a établi Emile Benveniste (*). C'était le nom de l'un des dieux du Capitole romain, Bona fides, aux côtés de Jupiter.
Nous n'ignorons pas bien sûr la notion de contrat, mais dans notre culture, il est subordonné à la bonne foi, il n'a pas besoin d'être écrit, il est de troisième fonction suivant Dumézil, alors qu'aux États-Unis, le contrat tend vers le sacré, administré par un million de "lawyers" (à peu près "avocats").
[(*) Émile Benveniste, Le Vocabulaire des institutions indo-européennes 1 et 2, 1969, Paris, éd. de Minuit.
Tome 2. Pouvoir, droit, religion.
Dans cet ouvrage, la méthode linguistique comparative est employée à un dessein d'ensemble : l'analyse du vocabulaire propre aux grandes institutions dans les principales langues indo-européennes. Partant des correspondances entre les formes historiques, on cherche, au-delà des désignations, qui sont souvent très divergentes, à atteindre le niveau profond des significations qui les fondent, pour retrouver la notion première de l'institution comme structure latente, enfouie dans la préhistoire linguistique. On jette ainsi une lumière nouvelle sur les fondements de maintes institutions du monde moderne, dans l'économie, la société, le droit, la religion. Pour Benveniste, religio n'est pas "relier", mais plutôt "récollecter"]


- "La métapolitique est le domaine des valeurs qui ne relèvent pas du politique, au sens traditionnel de ce terme, mais qui ont une incidence directe sur la constance ou l'absence du consensus social régi par le politique".
Les choix culturels sont peut-être "de la" politique (et de l'argent), mais ce sont aussi des choix fondamentaux, des choix "du" politique. Or ces politiques (les seconds évoqués) ont eux-mêmes été formés culturellement par des décisions prises dans la culture et le politique de leur époque, et souvent bien avant.
J'abrège la démonstration, pour dire que la métapolitique précède évidemment et nécessairement le (ou la) politique, donc la culture précède !
On peut l'infléchir, certes, et ça dure depuis les indo-européens, malgré la christianisation et autres bouleversements culturels --et politiques.

Nous ne sommes pas des Chinois ou des Japonais, sur le plan culturel. Ni des Américains. Mais peut-être le deviendrons-nous enfin par colonisation culturelle ?

Pour terminer (ouf pour vous !) ce n'est pas sans bonnes raisons que Joanne Rowling a exigé que les films soient tournés avec des acteurs britanniques et (il me semble) dans les Îles britanniques.
Il semble qu'elle a négocié de façon très serrée ses contrats, en souvenir de l'époque où elle était pauvre et à vécu avec les Détraqueurs...