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MessagePosté: 02 Oct 2009, 21:25
par p.express
Justement, tu ne sembles pas avoir lu tous les messages Llewellyn. Les intervenants reprennent systématiquement les excès de langage. Et le propos de ce topic est essentiellement de se demander si les coïncidences sur les couleurs de cheveux et les schémas caricaturaux de pensée des héros (au moins au départ, "les Poufsouffle sont gentils mais un peu bêtes...") sont volontaires ou non de la part de JKR.

MessagePosté: 03 Oct 2009, 16:12
par Llewellyn
Non, le fait d'être un malfaisant n'est pas lié au fait d'être blond ou non dans l'œuvre de Rowling.

Le brun Pr Rogue semble être une ordure, Joanne Rowling maintient une insoutenable ambiguïté quasiment jusqu'à la fin –juste avant que Harry doive aller se faire tuer dans la forêt, au repaire des Acromentules.
Voldemort a « les cheveux noirs » (Chambre des secrets, chapitre 17, L'héritier de Serpentard, page 320 format poche).
Les autres intervenants ont cité les autres particularités liées aux divers autres personnages ; j'avais oublié que Peter Pettygrow, bien que Gryffondor, était lâche puis devenu Mangemort sur le tard. Le Choixpeau se serait-il trompé au moins une fois ?
Un peu plus haut, Msucre dit cela fort bien.

Dans le tout dernier chapitre du tome sept, les enfants des héros, Percy Weasley et Drago Malefoy inclus, vont à Poudlard, il y a manifestement toujours quatre maisons dont Serpentard, et des bruns, des blonds, des roux et même un métamorphomage. Mais on ne sait pas la couleur des cheveux de Scorpius Malefoy.

La pensée de Rowling, à travers plus de 4000 pages haletantes, est tout en nuances, et s'il y a des stéréotypes, ils sont rapidement remis en perspective par le développement de sa pensée et de l'intrigue.
Il convient de ne pas commettre des affirmations tranchantes (et purement provocatrices ?) non appuyées par une citation précise tirée de l'œuvre de Rowling.

Alors, que conclure sur ce sujet des stéréoptypes ?
Qu'ils existent bien dans l'œuvre ;
qu'ils sont un pur effet littéraire, ce qui me paraît normal dans un livre ;
qu'après avoir été posés, ils sont réfutés et nuancés par une auteur qui est au-dessus de ce genre de simplification, sinon son œuvre n'aurait pas eu un succès aussi exceptionnel, à tous les âges.
Car il n'y a pas que des adolescents (incultes .. encore un stéréoptype) pour lire et apprécier la richesse, la diversité, l'inventivité étourdissante et la délicatesse littéraire de l'ensemble de l'œuvre.